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Delphine Picamelot. L'art des Boutons.


Delphine Picamelot est née à Dijon il y a 45 ans. Elle vit à Reichshoffen et se sent très bien en Alsace où elle exerce la profession d’artisane/potière depuis 7 ans. Sa spécialité, les boutons : naïfs et colorés, décoratifs ou utilitaires, ils sont les trésors des brodeuses et tricoteuses alsaciennes. Elle peut même créer un modèle « à la demande » de ses « Petites Camelotes ». Vous pourrez la rencontrer les 16 et 17 avril, dans le cadre des « Arts du Feu », place du Saumon à Wissembourg. Deux jours de démonstrations avec des potiers et céramistes, un verrier, un boulanger, un brasseur, un cuisinier. Tous travaillent avec le feu.


Éric Genetet : Delphine, vous êtes potière, mais on peut dire céramiste ?

Dephine Picamelot : Le terme de céramiste est plus juste pour qualifier mon activité qui est plus artistique ou décorative. Je n’aime pas trop dire que je suis céramiste, c’est un peu trop prétentieux, je préfère potière. 

EG : Vous êtes spécialisée dans la fabrication de boutons en céramique pour des vêtements, des broderies, des patchworks et des bijoux. Une activité peu courante dans la famille des potiers. Comment êtes-vous arrivée jusqu’aux boutons ?

DP : Un peu par hasard. Au départ, je faisais des petits objets décoratifs. Une amie qui fait beaucoup de broderies m’a demandé de lui faire un bouton en forme de cœur, j’en ai fait cinq ou six, elle a beaucoup aimé, elle en a parlé à ses copines et puis voilà. J’ai mis le doigt dans l’engrenage du monde des brodeuses et j’y suis toujours. 

EG : Et pourtant, ce n’est ni votre formation, ni votre projet.

DP : Je suis docteur en biologie, j’ai travaillé dans la communication scientifique à l’Université de Strasbourg. La poterie était un loisir. J’avais des enfants en bas âge, des horaires, difficile de mener à la fois ma vie privée et ma vie professionnelle. Il arrive un jour où l’on se dit: «Soit je change quelque chose, soit je pète un câble». Il y a sept ans, j’ai choisi de préserver l’équilibre de ma famille et j’ai créé mon emploi en professionnalisant mon loisir. L’objectif a été atteint, je n’ai pas pété un câble. 

EG : Qui sont vos clients ? 

DP : Principalement des couturières du dimanche comme des professionnelles, des brodeuses et il y en a beaucoup en Alsace, des « patcheuses », des tricoteuses et des bricoleuses. 

EG : Un mot sur «Les Arts du Feu», vous êtes membre du comité d’organisation. Les 16 et 17 avril, vous allez mettre le feu !

DP : C’est une manifestation qui a lieu une à deux fois par an, principalement dans le Nord de l’Alsace. Nous sommes passés à Wœrth, Steinseltz, Kutzenhausen… Nous changeons de ville à chaque fois. Nous sommes une petite quinzaine d’artisans qui utilise le feu, d’une manière ou d’une autre, dans notre activité. Il y a des potiers, des verriers, un forgeron, un boulanger, un brasseur, un cuisinier. Nous avons besoin du feu pour fabriquer les produits que nous proposons. Le principe de ces deux jours est de montrer notre savoir-faire au public, les gens peuvent venir nous voir travailler et acheter nos créations. L’accès est libre, de 14h à 22h le samedi, histoire de profiter du feu d’agrément à la tombée du soleil, une ambiance très chaleureuse, et le dimanche de 10h à 18h.  



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